jeudi 4 février 2010

En rythme accéléré

C'et reparti! Dans le métier, on appelle ça «le printemps», même si on est en plein hiver... La réalité, c'est que le marché s'emballe et les journées raccourcissent même si elles s'allongent... je m'explique: en travaillant au moins 12 heures par jour (quand ce n'est pas 14 heures) on dirait qu'on n'a jamais le temps de tout faire...

Cela dit, je ne me plains pas. À un certain niveau, le stress n'est pas désagréable... le rythme accéléré, c'est aussi un bon jazz rock...

lundi 1 février 2010

Condo Rue St-Hubert cherche acheteur

Chose promise, chose due... Voici quelques images du splendide condo de la rue St-Hubert qui s'affiche depuis aujourd'hui sur mon site de La Capitale, sur Micasa et sur le site de SIA...

... et pour ceux qui ne veulent pas trop s'éloigner de cette adresse (je parle de l'adresse du blog), voici pour vous quelques photos (qui manquaient depuis un certain temps dans ces pages):






Rêvez... ou contactez-moi pour plus de détails... ou aller aux adresses mentionnées plus haut avant de me contacter; je suis toujours au bout de mon cellulaire (514-999-9495) ou de mon adresse courriel (pdansereau@lacapitalevendu.com)

dimanche 31 janvier 2010

Merci la vie

Tout va trop vite et les journées sont trop courtes pour que je rende compte de ce qui m'arrive... et comme je ne veux pas tout mélanger, le sel avec le sucre, le doux avec l'amer, la mère avec l'abîme, je me contenterai d'une brève incursion dans le domaine du bien-être et de la surprise, en réservant pour les prochaines heures ce que je viens de vivre depuis les dernières 24 heures (comme un splendide condo sur St-Hubert dont je reparlerai demain).

Ce midi, entre deux rendez-vous, j'ai découvert le courriel enchanteur d'une nouvelle cliente qui m'écrit un texte que je reproduis sans son autorisation (et si elle me gronde, promis juré, ce billet disparaîtra à jamais dans les limbes de l'oubli). Je le transcris sans plus de commentaire, sinon, que pour dire qu'il brille de mille faisceaux:

Dans la grande vitrerie de Montréal, des milliers de plaques de verre se côtoient. Du verre poli, bonnes gens, bonnes moeurs. Du verre trempé, rough and tough. Du verre aux coins arrondis, facilitant le maniement d'un intérieur dur et froid. Du verre coloré, imitant le rubis ou l'émeraude. Du verre givré, camouflant diverses imperfections à divers degrés. Du verre enduit de sable, retournant à celui qui le regarde, une illusion de réalité; l'origine même de l'expression poudre aux yeux.

Lorsque le soleil traverse ces plaques de verre, rien ne se passe. Une lumière blanche sort de l'autre côté. Année après année... Années après années...

Très rarement, dans la vitrerie, un phénomène exceptionnel se produit. Plusieurs petites plaques de verres se trouvent scindées en une seule et même entité, le prisme. Pour la plupart des plaques de verre, le prisme est une abomination génétique, une chimère, une légende urbaine... Lorque la lumière le frappe, une multitude de couleurs émanent de lui comme autant de possibilités et de chemins à explorer.


C'est la bombe! Mon agent immobilier est écrivain. J'adore. Les prismes existent. Merci Patrice.

C'est moi qui te remercie, Marie-Denise, de m'offrir ce prisme de mots qui s'ouvre sur la vie. À mon tour, je l'offre à ma cousine Anne, qui lutte avec un courage sans nom contre un mal innommable.

mardi 26 janvier 2010

La petite lumière du frigo

Mon ami Pierre n'aimait pas beaucoup lire, mais c'était un fan inconditionnel de Pierre Foglia.

Comment alors devrais-je m'étonner qu'il ait choisi ce matin de me parler depuis la plume de M. Foglia. Si ce dernier se plaint de ce que «les choses prennent tant de temps à changer», j'entend Pierre échapper au propos d'ensemble et me dire à l'oreille, avec son intonation à lui: «ça fait chier d'être vieux parce que la mort viendra plus vite que le changement (...) j'ai l'impression que je vais partir en laissant plein de casseroles sur le feu.»

Foglia raconte l'histoire d'un homme foudroyé d'une crise cardiaque devant son frigo et qui prend le temps de dire à sa femme, avant de mourir: «Chérie, faut changer la petite lumière du frigo, elle est brûlée.»

Et Pierre me dit, toujours à travers les mots de Foglia: «Je ne crois en rien pour après. Pour avant, je vais me soucier de la petite lumière jusqu'à la dernière seconde.»

Pierre n'aurait pas mieux dit que ne l'écrit Pierre. Salut Pierre.

samedi 23 janvier 2010

Pierre

Ce matin je me suis réveillé très tôt, alors que la veille j'avais dormi quatre heures à peine. Je croyais bien pourtant faire la grasse matinée... Ma première pensée a été pour ma mère, morte il y a près de 32 ans. Ai-je rêvé à elle? Je ne me souviens plus, mais elle était très présente à mon réveil.

Ensuite mes pensées sont allées vers Pierre.

Plus tard, Dominique m'a appris que Pierre nous a quittés, environ quinze minute avant que je ne m'éveille moi-même.

À l'heure où j'écris ces lignes je ne suis pas triste; je ne suis plus triste. J'ignore si la tristesse me regagnera plus tard, mais j'ose espérer que Pierre sait que je suis... Patrice.

vendredi 22 janvier 2010

la vie continue

[écrit hier matin dans la salle d'attente de l'Hôpital]
La vie continue, titrait Foglia dans sa chronique de La Presse ce matin… À mon réveil, j'ai appris par la radio qu'à cette date, il y a 51 ans, le 21 janvier 1959, il faisait 8 degré celsius… le réchauffement planétaire est certain… Et ni Haïti ni mon ami Pierre ne prennent du mieux…

Moi, de mon côté, le travail est chaque jour plus stimulant; ma santé est excellente (j'écris ces mots de la salle d'attente de l'hôpital où je crois bien en être à mon avant-dernier rendez-vous avant mon congé définitif); j'ai donc toutes les raisons de me réjouir.

Pourtant, un nuage flotte encore au-dessus de ma tête. Je souhaite sincèrement qu'Haïti et mon ami Pierre reprennent du mieux…

[écrit aujourd'hui]
Pierre ne va pas bien. Moi, oui. Mais je suis triste.
(Pelléas à Mélisandre: — Qu'as-tu, tu ne me sembles pas heureuse? — Si, si, je suis heureuse, mais je suis triste)

samedi 16 janvier 2010

«I would prefer not to...»

«I would prefer not to...», disait le personnage d'Herman Melville, Bartleby, le scribe. «Je préfèrerais ne pas...» a été analysé ou utilisé par nombre d'écrivains (Vila-Matas, Pennac, Deleuze, Delerm, ce dernier, tout récemment) pour parler de l'incapacité ou le désir négatif d'écrire...

C'est cette formule qui a surgi ce matin en moi, au moment où j'entendais les dernières nouvelles d'Haïti. «Je préfèrerais ne pas...» parler davantage d'Haïti, en ces heures de grande catastrophe et ce, pour mes amis et connaissances, d'Haïti et d'ailleurs, directement ou indirectement touché par le drame. Pour ceux-là qui n'ont pas besoin d'ajouter de plaintes à leurs larmes. Pour ceux qui, comme Danny Laferrière, ne veulent pas entendre parler de malédiction...

Je reste aujourd'hui avec ces images aperçu hier soir de femmes chantant et dansant dans les rues de la vile dévastée...

«Je préfèrerais ne pas...» parler de mon ami Pierre qui se meurt à l'Hôpital...